Unité de transformation...

Genetic Transformation Unit for the Colonisation of Mars

Bruxelles - Montreal - Toronto

2001-2003

 

 

Part of The Best Kept Secret - Galerie Leonard et Bina Ellen - Montreal

2002


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Paul Petro Contemporary Art - Toronto - Images Festival

2003


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Belgium System - Tour et Taxi - Brussels - commissaire : Laurent Jacob (251 Nord)

2001


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L’unité est un croisement architectural entre une salle de cinéma, un salon de bronzage et un couloir. De plus, quelques outils de mise en fiction, comme un dépliant promotionnel, une bande annonce du style aéroport, renforçaient le dispositif.

Le titre évoque en fait une approche de la colonisation peu considérée : changer le colon de façon radicale afin de l’adapter au monde visé, plutôt que de débarquer en armure et d‘imposer un changement destructeur au nouvel environnement. Une mutation génétique programmée, plutôt que la Terra-formation de Mars. J’utilise cette métaphore pour réfléchir la galerie et le musée comme « monde vide », et l’espace soi-disant (ou dans une moindre mesure) non institué de la ville comme « monde plein ».

La vidéo est utilisée dans cette installation, en tant qu’effet spécial “low-teck” afin d’inverser le protocole magique auquel nous souscrivons au cinéma ou face à la télévision : là où l’écran est en effet reconnu ou accepté comme l’interface qui permet l’accès au spectacle, au plaisir et à la sur-stimulation qu’implique la consommation d’effets spéciaux.

 

L’utilisation de l’écran en tant qu’interface est masqué : l’écran est imbriqué dans un dispositif qui simule une machine émettrice de radiations. Les images et la bande-son abstraite apparaissent et se réverbèrent dans un cône métallisé qui empêche une lecture aisée de son support technique. On ne sait s’il s’agit d’une projection, d’un écran ou d’une machine à radiations…

 

Le projet à été conçu comme une entreprise pouvant se développer. Lorsque que je fus inviter à intervenir à Bruxelles dans les anciens Entrepôts Royaux - un site de transit et de redistribution des avoirs coloniaux belges connu sous le nom de Tour et Taxis (Thurn & Taxis) – il m’a semblé que c’était le site idéal pour démarrer le projet en abordant le phénomène colonial à travers une fiction centrée sur la planète Mars en tant que monde vide : une île déserte idéale. 

 

Il s’agit surtout de colonisation au sens d'expansion continue : un postulat fondateur de l'idéologie capitaliste qui considère le monde comme vide par principe. Principe en contradiction évidente avec une planète de plus en plus saturée, dont les ressources sont épuisables. L’ouverture de « filiales » toujours plus à l’ouest rejoue en quelque sorte la « conquête de l’Ouest » tout en permettant de singer l’expansion commerciale.  

 

Incidemment, c’est la confusion qui entoure la question identitaire découlant de l’évolution des sciences génétiques que le projet évoquait : un développement technologique nécessitant une ré-évaluation des convictions concernant l’intégrité du sujet et le sentiment d’appartenance : les définitions du soi et du chez-soi

 

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This project begun in 2001 in Brussels in the former “Tour et Taxis” royal warehouses (a place for the transit and redistribution of Belgian colonial resources) adresses the colonial phenomenon thorugh a fiction based on planet Mars as an empty world: an ideal desert island. Above all, it deals with colonisation as continuous expansion: the original premise of capitalist ideology, which sees the world as being empty on principle. A principle which obviously contradicts the reality of our world, an increasingly saturated planet with exhaustible resources. Opening “branches” further still to the west somewhat replays the “conquest of the West” while mimicking commercial expansion.